Articles

La charité, quel bazar !

Image
Je lis de tout depuis des années. Mais là, on a franchi un cap. Le rare devient quotidien. Un exemple ? Attendez, je reviens, tiens, voilà : ça vient du "Huffington Post", membre influent de la sphère multiculturelle connectée et open source. 

Dans le même article, on trouve :



20ème ligne :
"C’est donc seulement deux ans après sa création que le Bazar de la Charité, installé sur un terrain vague de la rue Jean-Goujon dans le 8e arrondissement de la capitale, s’est vu ravager par les flammes, emportant dans ses cendres plus de 130 victimes, dont 123 femmes de toutes classes sociales confondues".
35ème ligne :
"Le rang social de la plupart des victimes, presque toutes issues de l’aristocratie ou de la haute bourgeoisie, est aussi la cause du fort retentissement du fait divers, à l’inverse des catastrophes des mines par exemple où seuls les ouvriers et les personnes plus modestes perdaient la vie".
C'est quoi, l'idée ? Dans la société égale et inclusive qu…

Laissez venir à moi les petits enfants...

Image
« La Seine-Saint-Denis va intenter auprès de l'ONU une action juridique contre l'Etat français, accusé de mal "protéger" les mineurs étrangers non-accompagnés (MNA), très nombreux dans le département, a annoncé la collectivité ce mardi. En juin, ils étaient 1.429 dans le département. Un nombre "en constante augmentation": en 2015, ils étaient "trois fois moins nombreux", assure la collectivité. Elle dit avoir mobilisé en 2019 "près de 59 millions d'euros", soit "17 millions de plus qu'en 2018" et créé "900 places dédiées" pour permettre leur prise en charge. Or, l'Etat ne participe qu'à hauteur de "8%" des dépenses engagées, selon le département ». BFM TV – 19.11.2019
Rapide calcul : en 2019, 60 millions d’euros dépensés pour 1 500 « MNA », soit… 40 000 euros par mineur sans papier ? Si on en croit la « collectivité » de Seine-Saint-Denis, ce serait donc le juste coût pour le contribuable fran…

Mais dans quel mur fonçons-nous exactement ?

Image
Je ne résiste pas à la nécessité de relayer un texte salutaire dont je ne suis pas l'auteur. Mes vifs remerciements à Samuel Fitoussi pour cette synthèse jubilatoire du grand inversement des valeurs. 

"La journée de Caroline, étudiante féministe

Lundi matin, 9 heures. Sans passer par la salle de bain (ce serait se plier aux conventions d’hygiène imposées aux femmes par le patriarcat), Caroline descend prendre son petit déjeuner vegan. Dans les escaliers, elle croise son père, mais refuse de lui adresser la parole : c’est un mâle blanc de plus de 50 ans.

En marchant vers le métro, Caroline repense avec nostalgie à son parcours. Après un Bac L, elle a fait une année de césure pour parcourir l’Asie en sac à dos (un bon moyen de transport), avant d’intégrer Tolbiac en Licence de Sociologie. Un bel accomplissement. 

Elle entre dans une rame de la ligne 6, un exemplaire du Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir sous le bras. Elle n’en est qu’à la page 12 mais elle a compris le principe : …

Jouets genrés : tout s'éclaire !

Image
Heureusement que L’Express met des guillemets à « neutres » : on peut encore imaginer que le journaliste fait preuve d’un peu d’humour. Mais est-ce bien certain ? Ne faut-il pas y voir plutôt la marque d’une déférence prudente à l’égard d’une idéologie qui s’impose à tous sans coup férir ?
La suite de l’article donne des frissons : « Les poupées, aux couleurs de peau variées (sic !), sont vendues avec des éléments personnalisables, comme des perruques aux cheveux longs ou courts, des pantalons, des jupes, des vêtements neutres...Les jouets ont été représentés avec des lèvres plus épaisses que la poupée Barbie, des cils moins longs, et des mâchoires plus rondes. Le but ? Lutter contre les stéréotypes de genre, largement présents dans l'industrie du jouet ». Imaginons la même chose en 1936 en Allemagne : « Les jouets ont été représentés avec des lèvres moins épaisses, des nez moins fourchus et une mâchoire plus virile pour lutter contre les stéréotypes judéo-maçonniques largement p…

Dis-moi qui tu baises, je te dirai pour qui tu votes

Image
Le Figaro du 30 août 2019 nous apprend que le lendemain se tient à Boston la première marche des fiertés hétérosexuelles. Selon ses organisateurs, elle a comme objectif d’obtenir "la tolérance pour tout le monde, pas seulement pour la communauté LGBTQ". 
Etonnement du lecteur : de quoi, de qu’est-ce, des gens qui sont hétéros et en sont fiers ? Pourtant, si vous n’êtes pas au minimum bisexuel aujourd’hui, vous passez vite pour renfermé de la générosité autant que du cul. De partout, on nous sussure : free your hassle and your mind will follow. L’hétérosexualité, c’est limite front national, faut voir les choses en face : la tendance a changé de fondement.
Heureusement, le Figaro nous explique que « les réactions se multiplient pour dénoncer le caractère homophobe de l’événement. L’organisation Boston Pride a publié une déclaration affirmant que «la Straight Pride Parade constitue une tentative d’attaque contre la communauté LGBTQ de Boston.»
Mais oui : la majorité, c’est le m…

Vous avez aimé les migrants économiques ? Vous allez adorer les climatiques !

Image
Extrait du 4ème rapport de l’ONU sur le changement climatique en 2019 :
"Quand vous observez l'instabilité politique déclenchée par des migrations de faible ampleur, je tremble en pensant à un monde où des dizaines de millions de personnes devraient quitter leurs terres avalées par l'océan" - Ben Strauss, président-directeur de Climate Central, institut de recherches basé aux Etats-Unis.
Fermez les yeux. Ouvrez-les. Surprise : la réalité n’est pas celle que voyez !
L’immigration ? Un phénomène de « faible ampleur » : c’est un expert chargé d’évaluer l’imminence du châtiment climatique qui vous l’explique, c’est vous dire s’il est sérieux. La volonté des peuples de maîtriser leurs frontières ? Ce n’est pas une opinion, ni même une option politique mais un mouvement d’humeur, une simple « instabilité » : si le peuple pense mal, changez le peuple, changez-vous. Prenez vos 100 mg de Padamalgam chaque matin et cette instabilité prendra fin rapidement. Vous retrouverez alors …

Vous avez un grain de beauté sur la joue gauche ? Unissons nos forces !

Image
20 Minutes – 23 août 2019
« Châteaugiron va une nouvelle fois devenir la capitale de la rousseur ce week-end. La commune bretonne, située au sud-est de Rennes, accueillera ce samedi la seconde édition du Red Love, festival consacré aux roux et aux rousses ».

Ben tiens ! Des siècles que les roux sont « stigmatisés », voire brûlés, souvent « conspués », toujours éloignés : ça pue, les roux, c’est bien connu. Alors on les comprend : eux aussi, comme toutes minorités discriminées (pléonasme superfétatoire), ont droit d’affirmer leur normalité et leur désir d’être reconnus comme des « autres » à part entière !!! Poil de Carotte, c’est fini : vive la Red Pride !
Et moi, et moi, émoi !
Mais pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Pour les cons, on a déjà les réseaux sociaux qui rétablissent leur strict droit à énoncer 50 conneries par minutes, en toute liberté et même avec la considération des médias. Mais pour les blondes, les bruns, les moches, les grandes oreilles ? Comme Marilyn Monroe (qui s…