Sexomnie : enfin le coupable rêvé !

 

Pour enrhumer le crétin, les progressistes américains sont décidément en avance. Deux nouvelles merveilles sont nées dans le ciel d’un monde « meilleur » : le « pretty privilege » et le somnambulisme sexuel.

Le premier enfonce des portes ouvertes avec la satisfaction enfantine de lever le voile sur une construction cachée du patriarcat blanc chrétien et colonialiste. Dans le registre « la pluie mouille », le pretty privilege consiste à transformer en outil politique un bête fait biologique : les gens beaux plaisent davantage que les gens laids. Endormi que vous êtes, vous n’aviez évidemment pas réalisé que c’était parfaitement injuste et devait changer au plus vite. Discrimination positive pour les laids et balafres pour les beaux : on arrive toujours à une solution finale.

Ajoutez à cela que la beauté est relative et que ses canons ont beaucoup varié au fil des époques et le tour est joué : vous devez déconstruire votre regard pour voir que la laideur est plus esthétique que la beauté ! La guerre, c’est la paix : Orwell, finalement, avait pressenti l’inquisition woke à venir. Tout doit être inversé. Brouillons tout avec la même assurance qu’Ibrahim Maalouf : « On oublie à quel point la musique classique a tiré ses sources d'inspiration de la musique africaine1. » Et demain, l’Occident aura inventé le moteur à explosion en s’inspirant du djambé ?

Dans tous les cas, cette nouvelle prouesse woke pousse un peu plus l’Occident vers la guillotine. Si, demain, les cons s’y mettent et commencent à manifester leur ressentiment pour l’intelligence, la révolution culturelle chinoise passera pour une aimable bluette. Même Mao n’avait pas osé décrété que l’objectivité scientifique était une construction occidentale. Les woke l’ont fait. Encore un effort, camarades, et votre progressisme nous fera sombrer dans des heures qui seront vraiment les plus sombres de notre Histoire.

Le peuple qui considère sa justice comme trop laxiste n’a encore rien vu. Avec la sexsomnie, dite aussi somnambulisme sexuel, reconnue comme « maladie » aux Etats-Unis depuis 2013, le meilleur des mondes est à venir. Un conseil aux pointeurs : faites les chauves-souris, violez la nuit ! Votre défense est prête : « monsieur le Juge, certes, mon sperme a été retrouvé sur les 26 plaignantes et j’en suis désolé : mais je dormais à poings fermés ! ». La déresponsabilisation absolue a sonné ! Ça commence : un anglais vient d’être acquitté d’un viol en se déclarant sexomniaque.

Si la réalité est un rêve éveillé, viendront demain le somnambulisme délinquant et, pourquoi pas, le somnambulisme djihadiste ! À l’inverse, les régimes totalitairement progressistes comme Cuba ou la Corée apprécieront la portée de cette merveilleuse invention occidentale : pour les opposants accusés de sabotage en pleine nuit, le sommeil ne constituera désormais plus un alibi ! N’importe qui pourra être placé en centre « thérapeutique » puisqu’il ne se souviendra jamais de ce qu’il n’a pas fait : une maladie, vous dis-je ! Merci qui pour ce monde amélioré ?

1. Musique Matin, France Musique, 22/06/2022


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