Le jour d’après, ils sont prêts !



Sur Facebook : "Notre colère ne sera pas confinée. Retrouvons-nous dans la rue dès la fin du confinement ! Mettons le pouvoir en quarantaine !" clame "Refusons le retour à la normale", collectif rennais créé le 4 avril.

Que nous voilà dans de beaux draps. Paraît que les RG s’inquiètent pour le « jour d’après ». Curieux : il n’y aura, évidemment, pas un « jour d’après » pour tout le monde, chacun aura droit au sien, ça va déjà calmer le « je ». L’étaler sur les libérations. De toutes façons, le vrai virus est plus profond et lui, on n’en guérit jamais et on reste contagieux toujours : le gauchisme. La charge virale du corps occidental est si élevée que les éruptions bénignes sont acceptées sans coup férir. Sur le modèle réussi des réseaux « sociaux », quelque formidable conseiller ministériel a eu l’idée lumineuse d’appeler un chat un « felis silvestris catus » : plutôt qu’une distanciation physique, conforme à la réalité tangible, nous avons donc droit à une distanciation « sociale ». 

Quelle est l’idée ? Toujours la même : la liberté n’existe pas. L’homme est bon à sa naissance. C’est la société qui détermine son comportement. Et le corrompt. Il n’est donc pas responsable : il ne peut répondre de ses actes. Tout est « social ». Nous ne sommes que des fourmis régies par les phéromones de la grande fourmilière qui est notre raison d’être. Tu crois que tu es mais tu n’es rien, tu n’es que grain de sable face à la société, poussière face à dieu.  

C’est vraiment l’histoire du fou qui repeint un plafond et qui s’accroche au pinceau quand on enlève l’échelle. On a eu des illuminés religieux pendant des siècles. Des allumés complets autorisés aux pires atrocités contre le « camp du mal ». Des savonarolles, des tartuffes et des dragons. Et puis Dieu est mort. Mais pas ses exaltés. Ils sont restés accrochés au pinceau. Chez eux, Dieu est d’abord un besoin. Et la culpabilité un moteur. Culpabilité qui implique elle-même d’avoir une si haute idée de son sort qu’on puisse culpabiliser de voir la masse bien en dessous d’un standard qu’on sait, par ailleurs, tout à fait immérité. 

Le ressentiment est en place, ne manque plus que l’effet de groupe pour produire les meilleurs inquisiteurs de la vertu ! Vertu qui est, bien sûr, de gauche et progressiste. Toutes les couches mentales qui composent ce cancer de l’Occident sont encore bien vivaces dans ses expressions les plus actuelles. Ainsi, au hasard, vu sur « twitter » (outil d’excellence de l’ennemi libéral mais la cohérence est aussi une manigance bourgeoise), ce magnifique serment des Cons Jurés en photo d'ouverture. Sachez que le jour d’après, il vous faudra donc une attestation de sortie mentionnant, si :
  1. Vous êtes réac et facho : réponse 1, la plus évidente et vous êtes tellement facho que vous le dîtes !
  2. Vous êtes riche : même de gauche, le riche est coupable, « sale » par essence, sa richesse est de droite !
  3. Vous êtes un démon de l’enfer !

Et voici la nature du progressisme qui revient au galop avec cette phrase lapsus qui range celui qui n’est pas avec lui dans le camp des « démons de l’enfer », démons qui, comme chacun sait, ont la particularité de « se nourrir des souffrances humaines ». Loup que vous êtes pour votre prochain ! Salopards qui jouissez de la vie au lieu de culpabiliser jusqu’au sang et de vous engager en faveur des « dé-munis » (vous savez par qui, même si personne ne sait bien de quoi). Solidarité !

Horrible mot qui, dans son latin, parle d’abord de moule accrochée à son rocher. Quoi de plus contraire à la liberté que celle de la moule ? Oui, mais c’est justement à peu près l’idée que se font les progressistes de la possible liberté individuelle : un renoncement à tout ego au profit total de l’ensemble. Même schéma que le christianisme, toujours l’histoire du pinceau. Parce que pour les culpabisants professionnels, l’homme est si bon que si tout le monde était millionnaire, il n’y aurait plus de voleurs. Et si tout le monde était éduqué selon les « valeurs » qui vont bien, chacun comprendrait en son for intérieur l’inanité du crime et de l’envie. Bienvenue dans le jardin devenu d’ébène et inclusif. 

Quelle prétention faut-il, là encore, pour s’imaginer qu’on est justement né à l’époque de la résolution de l’Histoire ? Qu’on va pouvoir changer le monde ici et maintenant, contrairement à tous les vieux ringards qui ont précédé en s’y cassant les dents ? Mais les exaltés ont toujours cette propension à l’eschatologique, cette morgue prophétique que ravivent les épidémies. Vous qui me lisez et qui, comme moi, n’hésiteriez à pas cocher la case 3 tant il est vrai qu'aujourd'hui, l'humour est plutôt à droite : gare à vos miches pour le jour d’après. Pol Pot est confiné et il n’est pas content ! 

Commentaires

  1. bof avec tout ces moutons de panurge dont la france se complait , imaginons un instant que ces racketteurs du haut affirment que les ondes radios détruisent les neurones , qu'il faut obligatoirement ouvrir son parapluie en permanence pour s'en protéger , imaginons les couples faisant l'amour dans leur chambre ou ailleurs les parapluies ouverts sur leurs têtes ?

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